En savoir plus sur la commission d’affacturage

Essayons de comprendre son calcul de la commission de l’affacturage et son impact dans le factoring qui reste une solution de financement de plus en plus prisée par les entreprises pour optimiser leur trésorerie et se prémunir contre les impayés.

Mais, comme tout service financier, il a un coût. L’un des éléments majeurs à prendre en compte est la commission d’affacturage, qui rémunère le factor pour les prestations qu’il assure. Décryptage d’un élément incontournable du contrat d’affacturage.

Pourquoi une commission d’affacturage ?

Faire appel à un affactureur ne se résume pas simplement à céder ses factures en échange d’un financement immédiat. Le factor assume plusieurs missions essentielles qui justifient la perception d’une commission. Parmi celles-ci, on retrouve :

  • L’évaluation de la solvabilité des clients : avant d’accepter une créance, le factor analyse le risque d’impayé en évaluant la solidité financière des acheteurs.
  • La garantie contre les impayés : certains contrats d’affacturage incluent une assurance-crédit qui protège l’entreprise contre le risque de défaut de paiement de ses clients.
  • Le suivi et le recouvrement des créances : l’affactureur se charge de recouvrir les factures, ce qui permet à la société de se concentrer sur son activité principale sans mobiliser de ressources pour la gestion des paiements.
  • La gestion administrative des créances : relances, encaissements et suivi des règlements sont intégrés dans le service.

La commission d’affacturage couvre donc ces services et représente une contrepartie logique au rôle central joué par le factor dans la gestion de la trésorerie de l’entreprise.

Que comprend la commission d’affacturage ?

La commission d’affacturage est un frais de service prélevé par le factor en échange des prestations suivantes :

  • L’analyse de la solvabilité des clients car l’affactureur évalue la capacité des débiteurs à régler leurs factures.
  • La gestion du recouvrement pour les relances, encaissements et suivi des paiements sont assurés par le factor.
  • La garantie contre les impayés (en cas d’affacturage sans recours) , car l’affactureur couvre le risque de non-paiement des factures.
  • La gestion administrative qui implique une vérification des facturations, traitement des paiements, reporting financier, etc.

Cette commission est exprimée en pourcentage du chiffre d’affaires cédé et varie généralement entre 0,5 % et 2,5 %, selon plusieurs critères :

  • Le volume de factures cédées.
  • La solvabilité des clients.
  • La zone géographique des acheteurs (France, UE, hors UE).
  • Le secteur d’activité (certains secteurs sont considérés plus risqués).

Le coût du financement

L’entreprise doit prendre en compte le coût du financement, qui repose sur deux éléments principaux :

1. Le taux de financement bancaire (ou coût du refinancement)

Le factor avance immédiatement une partie du montant des factures (souvent entre 80 % et 95 %), mais ce financement n’est pas gratuit.

Il repose sur :

  • Un taux indexé sur un pourcentage de référence (ex : Euribor, Eonia).
  • Une marge ajoutée par le factor pour couvrir son propre coût de financement.

En général, ce taux de financement bancaire est proche des taux appliqués par les banques pour un découvert ou un crédit court terme et se situe entre 3 % et 8 % annuel selon les conditions du marché.

2. Le taux du factor (ou taux d’avance sur facture)

C’est le coût supplémentaire appliqué par le factor pour rémunérer l’avance de trésorerie qu’il accorde à l’entreprise.

Prenons un exemple :

Une société cède une facture de 10 000 € à un affactureur. Le factor avance immédiatement 90 % de la somme, soit 9 000 €. Il applique un taux de financement de 6 % par an (0,5 % par mois). Si l’encaissement de la facture intervient 60 jours après, l’entreprise paiera 1 % de frais financiers (0,5 % x 2 mois), soit 90 €.

Comment se calcule la commission d’affacturage ?

La commission d’affacturage est généralement exprimée sous forme d’un pourcentage du chiffre d’affaires cédé. Toutefois, plusieurs critères influencent son niveau :

  • Le volume des factures confiées : plus le volume est important, plus le taux peut être négocié à la baisse.
  • Le chiffre d’affaires annuel : les entreprises ayant un CA élevé bénéficient souvent de conditions plus avantageuses.
  • Le profil de risque des clients : la solidité financière des débiteurs joue un rôle dans la fixation du taux.
  • La zone géographique des acheteurs : l’affacturage à l’international peut engendrer des frais supplémentaires en raison des spécificités réglementaires et des risques associés.

En moyenne, la commission d’affacturage se situe entre 0,5 % et 2,5 % du montant des factures cédées. Il est essentiel d’examiner attentivement cette donnée dans le contrat, car elle peut représenter un coût significatif pour l’entreprise.

Le saviez-vous ?

Certaines grandes entreprises arrivent à négocier leur commission d’affacturage à moins de 0,2 %, alors que les PME paient souvent autour de 1 à 2,5 % ? Pourquoi ? Parce que plus une structure cède de factures en volume et en montant, plus elle a de poids dans la négociation ! En gros, dans l’affacturage, c’est un peu comme au supermarché : plus on achète en gros, plus on obtient de réductions !

Un élément négociable du contrat

Comme pour tout service financier, la commission d’affacturage est négociable. Avant de signer un contrat, il est recommandé de comparer plusieurs offres et d’évaluer :

  • Le niveau des services inclus : certains factors proposent des prestations additionnelles comme l’assurance-crédit ou le financement accéléré, qui peuvent justifier un coût plus élevé.
  • Les conditions tarifaires : il est parfois possible de négocier un taux plus avantageux en fonction du volume de factures confiées.
  • Les éventuels frais annexes : certains contrats incluent des frais de dossier, des frais d’abonnement ou encore des commissions supplémentaires en cas de dépassement du plafond de financement.

La transparence au cœur de la relation avec le factor

Si vous envisagez de signer un contrat d’affacturage avec l’intermédiaire d’Altassura, il est primordial de vous assurer que toutes les conditions tarifaires sont clairement définies et transparentes.

En cas de doute, n’hésitez pas à solliciter votre conseiller, qui pourra vous apporter toutes les précisions nécessaires sur le calcul de la commission et les modalités du contrat. L’affacturage est un outil puissant pour sécuriser et accélérer la trésorerie d’une entreprise, mais il doit être bien compris pour être utilisé efficacement. La commission d’affacturage est un élément clé à intégrer dans votre analyse financière avant toute signature. En comparant les offres et en négociant les conditions, vous pourrez optimiser les coûts tout en bénéficiant d’un service adapté à vos besoins.

Quand renégocier sa commission d’affacturage ?

La renégociation de la commission d’affacturage est une étape clé pour optimiser les coûts de financement et améliorer la rentabilité de votre entreprise. Voici les périodes stratégiques pour engager cette discussion avec votre factor :

1. À l’approche de l’échéance du contrat

La plupart des contrats d’affacturage sont conclus pour une durée déterminée (souvent 12 à 24 mois). À l’approche de l’échéance, l’affactureur peut être plus enclin à accorder des conditions plus favorables pour vous fidéliser.

Et quand agir ? 3 à 6 mois avant la date d’expiration du contrat. Cela laisse suffisamment de temps pour comparer les offres concurrentes et négocier avec votre factor actuel.

2. Lors d’une augmentation du volume de factures cédées

Plus votre chiffre d’affaires financé est élevé, plus vous représentez une opportunité commerciale pour le factor. Un volume plus important peut justifier une réduction du taux de commission.

Et quand agir ? Lorsque votre CA augmente de manière significative (idéalement +20 % ou plus). Après une acquisition d’un nouveau client majeur ou un développement international qui augmente vos factures cédées.

3. En cas de baisse du risque de vos clients

La commission d’affacturage intègre une évaluation du risque de non-paiement. Si vos clients deviennent plus solvables, votre entreprise présente moins de risques, ce qui peut justifier une réduction des coûts d’affacturage.

Et quand agir ? Lorsque votre portefeuille client s’améliore (clients grands comptes, règlement plus rapides, solvabilité renforcée). Après un audit de vos risques fournisseurs et clients, prouvant une baisse du taux d’impayés.

4. À l’occasion d’un appel d’offres ou d’une mise en concurrence

Mettre votre contrat en concurrence avec d’autres factors vous donne un levier de négociation. Certains concurrents peuvent offrir des taux plus avantageux pour vous attirer.

Et quand agir ? Tous les 2 à 3 ans, même si vous ne comptez pas changer immédiatement de prestataire. Avant un renouvellement automatique du contrat (évitez de rester passif et de subir une reconduction aux mêmes conditions).

5. Lorsque les conditions du marché évoluent

Les taux de financement et commissions évoluent avec le marché du crédit et de l’affacturage. Une concurrence accrue entre affactureurs peut vous permettre d’obtenir de meilleures conditions.

Et quand agir ? Quand vous observez une baisse des tarifs chez d’autres prestataires. Après un changement de politique commerciale du factor, qui pourrait affecter vos coûts.